« J'ai plaisir à utiliser les mots pour préciser ma pensée poétique. »

Une formation théâtrale éclectique

Lorrie débute le théâtre au collège avec la mise en place d’ateliers artistiques. Au lycée, elle choisit de prendre, sur un coup de tête, l’option théâtre en seconde au lycée Virlogeux de Riom. « Il y avait un vrai côté professionnel. Des intervenants venaient nous donner des cours, notre prof était comédien… C’est à ce moment-là que j’ai compris que le spectacle était réellement différent selon notre jeu d’acteur. »

Durant ses études supérieures, elle intègre avec Claire l’association Centre Scène qui va leur présenter une nouvelle approche de l’art théâtral. « C’était moins guindé qu’au lycée. Le théâtre peut avoir un certain côté pédant. A Centre Scène, on donne du plaisir et du jeu. On propose, on explore. Audrey Gannat, notre professeure, avait le projet « Lisantta, la comédie musicale ». Avec Claire, nous lui avons demandé deux rôles et on a ainsi participé à la réalisation de ce spectacle.»

Ses rôles phares : « J’ai toujours joué des rôles très similaires. Des personnages avec de gros caractères, francs, directs comme Yorelle dans « Lisantta, la comédie musicale » d’Audrey Gannat ou Bart dans « Le Surbook » de Danielle Ryan et de Jean-François Champion.

« Faire du faux au théâtre, ça ne marche pas ! »

Le théâtre n’a pas toujours été du gâteau pour Lorrie. « Au début, j’avais très peur d’être ridicule, peur que le public juge ce que je proposais. Faire du faux au théâtre, ça ne marche pas. Je pleurais souvent au début parce que je trouvais très difficile de se montrer. » Finalement, avec de l’expérience, elle a compris que dans le jeu, on choisit ce que l’on expose. « La couverture liée au fait que ce soit du jeu nous protège. On s’inspire des gens que l’on connaît et des choses personnelles. La réalité passe par le filtre de la personnalité qui joue». Ayant l’habitude de jouer des personnages durs, pas drôles, forts, Lorrie aimerait expérimenter de nouveaux personnages-types dans les prochaines pièces. « Jouer un personnage amoureux serait un réel défi même si cela me ramènerait à mes années-collèges : la peur que ça me reflète un peu trop. »

« Mes sujets de prédilection pour écrire ? La vie, le changement, les relations humaines… »

Le Petit Théâtre Qui Fait Du Bien vient de la réunion de trois anciens amis, dans le but de jouer la pièce originalement écrite par Lorrie et Claire. « Camille, Guillaume, Julie, Vincent… On a recruté des personnalités venant de divers horizons. C’est une super aventure qui ne fait que commencer ! »

Lorrie, férue d’écriture, aime collaborer avec Claire dans l’élaboration des différentes pièces. « Seule, il faudrait que j’aille au bout sans me juger. Je vais prendre plaisir à utiliser les mots pour préciser ma pensée poétique. Mes sujets de prédilection : la vie, le changement, les relations humaines… Je vois le théâtre comme une science humaine. » Concernant la mise en scène, Lorrie possède de réelles compétences qu’elle met en pratique au sein de la troupe. Ses connaissances en la matière proviennent de ses expériences personnelles et de l’observation d’autres metteur.es en scène comme Audrey Gannat.

Personnage dans « Un long dimanche de Pâques » : Monique, la mère de famille iconique

« Bonne vivante, commère, très tactile, Monique tente de gérer sa petite famille d’une main de maître. Parfois injuste, elle reste très protectrice envers ses enfants qu’elle chérit de tout son cœur. Autant qu’un bon verre de punch. Tout au long de la pièce, elle va tenter de recoller les morceaux entre les membres sa famille lorsqu’ils auront été brisés. Mais peut-on réellement y arriver quand le mal a déjà été fait ? Jouer le rôle de Monique me permet de sortir de ma zone de confort. C’est un réel défi mais je me sens réellement portée par ce personnage.»

© 2019 Le Petit Théâtre Qui Fait Du Bien

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